Pour avoir vécu au Japon pendant mes premières années univer-
sitaires, je me suis retrouvé membre d'une association d'étudiants
Sénégalais du nom de l'ASEJ (Association des Etudiants Sénégalais
au Japon).
Une association apolitique composée de jeunes intellectuels qui ont
un souci de relever la tête de leurs concitoyens nationaux mais aussi
continentaux- si je puisse m'exprimer ainsi.
Suite à des événements qui prennent part un peu partout dans le
monde, le Sénégal en premier, ces intellectuels, que nous sommes,
aiment bien se livrer à des discours de colère, exprimant nos
sentiments de honte, désarroi mais surtout de ras-de-bol.
Après qu'une Sénégalaise ait fait l'expèrience du racisme arabe au
Liban, mes amis restés au Japon se livrent à une sorte de
self-assessment de la situation du Noir dans le monde, mais aussi au
Sénégal. Si avec ce sentiment de colère, tout ce qu'ils peuvent faire
c'est s'adonner à de longs discours de la condition humaine du Noir,
je pense qu'ils ont manqué le coche en faisant la mouche du coche,
tout comme Senghor et bien d'autres célébrités africaines.
Malgré que l'ASEJ offrent des livres à des écoles au Sénégal qui en ont
vraiment besoin, il s'avére qu'il existe un manque d'initiatives orien-
tées vers le développement de l'entreprenariat au Sénégal.
Je ne vois jamais dans la liste e-mail, un message qui parle des possi-
bilités de business, de financement de projets communautaires ou
individuels, de lutte contre les maladies telles que le paludisme, le
choléra etc...
C'est bien joli mes fréres de faire part de votre colère, mais je pense
qu'il ne faut pas qu'on s'arrête là. Devenons des investisseurs, encou-
rageons les jeunes désoeuvrés du pays à devenir des entrepreneurs.
Comment faire? J'ai quelques idées là dessus, mais je suis sûr que
ces jeunes intellectuels ont plusieurs solutions qui somnolent dans
leur cerveau. Au travail chers amis!
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During the years, I spent in Japan, I was member of an organization
of students named ASEJ (Association of Senegalese Students in
Japan).
All through the years, this organization has done some good work by
supplying books to elementary schools in Senegal that were in need of
the supplies. With its members being essentially highly educated
intellectuals, the e-mail list of the organization has been the medium
for heated debates on several different subjects. Lately, the world
had seen with its bare naked eyes the condition many black people in
America, Europe and North Africa live. We Africans have been deeply
pained by the atrocities of discrimination and racism found in the
news. To express their feelings of anger, the members of the
organization have been re-evaluating the condition of Blacks in the
world. However, true what they say may be, I believe that had been
all we did: Talk in vain!
Again everything they said is true, but it seems that they are just
words in the wind if the appropriate audience is not present.
For sure, the distribution of the books has been positive, but not
enough. I believe there is a lack of initiatives, helping youngsters in
Senegal learn to become entrepreneurs, or financing community or
individual projects, or contributing to the fight against malaria,
cholera or whatever disease is crippling our economy. How can we
do all of this? Well I do have some ideas, but I am sure that these
smart boys and gals will outperform me once they start thinking
about it. Let us do it.